S’évadant le jour au gré d’une dérive urbaine, Ari collecte les reliefs d’un puzzle somnolent.
Contournant les prophètes, il bénit l’imagination et couronne le jeu.
Ces fragiles vestiges d’un spectacle fanatique portent en eux un nouvel alphabet.
Fidèles jusqu’au rendez-vous, ces innocentes carcasses désirent leur poète, redoutent leurs bourreaux.
Ari, ivre de leurs élégances, affranchit ces dévouées, les nomme, informe et réforme, ne gardant que leurs peaux afin de sauver la sienne.
Tandis que le règne du quantitatif s’escalade lui-même, Ari, plus qu’un alpiniste à nouveau spéléologue, forge, brosse et totalise de singuliers signes d’une langue plurielle.

Montagne sacrée, source intarissable, Ari est éternel.